CamerounServices Homepage - index
Déjà 2504885 visites Bienvenue a Camerounservice                  
Découverte du Cameroun / Culture
 
 
introduction
Histoire
Géographie
Culture
Population
Institutions
Hymne National
Images du Cameroun
 
Informations Pratiques
* Fiche Technique
* Conditions d'entrée
* Les Transports
* Le climat
* La santé

Masque Bamoun

Masque Tikar

Un condensé de l'Afrique

Le Cameroun est qualifié à juste titre de "condensé" ou de "synthèse" de l'Afrique, car sur son sol, existent, cohabitent, se côtoient et se croisent toutes les grandes traditions culturelles de l'Afrique Sub-saharienne, à savoir :

- Les cultures bantou de l'Afrique de hautes montagnes et des grands lacs, sans oublier l'Afrique Australe etc.

- Les cultures soudano-sahéliennes des savanes herbeuses et des plateaux de l'Adamaoua, des plaines sablonneuses et régions chaudes du Sahel, sans oublier toutes les gammes ou "nuances" intermédiaires (cultures nomades, pygmées etc.)

En partant de la côte atlantique au lac Tchad, un rapide survol du panorama culturel camerounais permet de distinguer et mieux de mettre en exergue  quelques grandes sphères culturelles ayant leurs originalités et spécificités propres, telles que : le littoral, la zone forestière bantou, les grassfields et le septentrion.  

La culture cotière ou Sawa

Le littoral camerounais, qui s'étend sur une distance de près de 400 km, du Rio del Rey à la frontière ouest avec le Nigéria, à Campo près du Gabon et de la Guinée équatoriale, abrite un certain nombre de peuples (Douala, Bakwéri, Bakoko, Batanga etc.) qui appartiennent à la culture côtière sawa.

L'histoire, les traditions et la cosmogonie sawa se décryptent à travers les masques, photos et objets d'art sawa, qui peuplent les musées et les galeries d'art de Douala, de Buéa ou de Limbé. Cette culture connaît actuellement une vitalité certaine, à travers les arts du spectacle vivant (musique, théâtre, ballets et chorégraphies, etc.) dans toutes les localités de la région côtière.

Douala, aujourd'hui peuplée d'un peu plus de deux millions d'habitants, capitale économique du Cameroun et grande métropole régionale, est artistiquement célèbre pour être le fief incontesté du Makossa ; la nouvelle génération des makossamen, s'efforçant de maintenir haut le flambeau à eux laissé par leurs glorieux aînés : Manu   Dibango, Nelle   Eyoum, Mouelle Guillaume, Eboa Lotin etc.

Enfin, Douala abrite une fois par an durant la saison sèche, la Fête du Ngondo, qui constitue le grand rendez-vous du peuple sawa avec son histoire et ses traditions.

La sphère culturelle bantou

Géographiquement parlant, les régions du centre, du sud et de l'est-Cameroun, appartiennent à la sphère culturelle bantou. On dit aussi "Bantou de la Forêt", pour mieux les distinguer des autres populations bantou qui n'habitent pas la zone forestière.

Qui sont donc ces bantou de la forêt ? Parmi ces bantou, on distingue notamment : le groupe ethnique numériquement le plus nombreux les Béti-Fang, dont les traditions sont remplies de récits mythiques relatant leurs migrations passées, de contes et légendes, d'épopées et chantefables, le tout soutenu par une musique épique de très grande facture artistique et à très forte dose émotionnelle : c'est l'art du mvet, ce mot désignant à la fois l'instrument et le contenu musical dudit instrument.

Habillé d'un costume traditionnel approprié composé d'une coiffure de plumes d'oiseau, d'un manteau de peau de bête, d'une jupe d'écorce d'arbre battue (obom) aujourd'hui souvent remplacé par un tissu de pagne, un collier de cauris ou de perles, une clochette annulaire, des hochets chevilliers etc.  le joueur de mvet égrène des sons à l'aide de son instrument, tout en débitant un récit oral et épique qui, d'après le professeur Eno Belinga , "restaure un ordre social ancien fait de grandeur   et d'héroïsme, avec un souci constant de la conquête de l'immortalité."

Les peuples de la vallée moyenne et inférieure du Mbam, ceux de Lom, de la Kadéi, de la Boumba et du Ngoko, du haut Nyong etc. complètent le panorama ethno-culturel de cette vaste région bantou, immensément riche en matière de musique et de chorégraphie (Danses Bafia, Maka, Kozimé, orchestres de xylophones Etons, Bamvéllé, etc.) d'Artisanat culturel et d'Arts spécifiques.

La grande métropole de la région, Yaoundé, peuplée aujourd'hui d'environ un million et demi d'habitants, capitale du Cameroun, est pour le Bikutsi et sa version "urbaine", le "pédalé" ce que Douala est pour le Makossa, c'est-à-dire, un temple, un sanctuaire, avec ses "gourous"et leurs "affidés" Messi Martin, Anne-Marie NzieE, Elanga Maurice, Aloa Javis, Nkodo Sitony, les Zangualewa, les Zombies de la capitale, Ntondobe, Zélé le bombardier etc.

Yaoundé est en outre célèbre pour ses nombreux festivals et ses grands rendez-vous culturels, avec notamment : ses "mois" de Danse, du Théâtre, de la Musique, du Jazz, des Chorales, de la Mode, de la Peinture, du livre etc.

Vitrine littéraire et artistique par excellence, les maisons d'éditions, bibliothèques, librairies et galeries d'art ne désemplissent jamais. Les ouvres des « anciens »  tels que Oyono, René Philombe, Francis Bebey, etc. côtoient celles d'écrivains de la génération dite de l'après indépendance, voire d'une période un peu plus récente avec quelques figures de proue : Valère Epée, Sévérin Cécile Abega, Guillaume Oyono Mbia, Pabe Mongo, Were Were Liking, sans oublier les essayistes de talent, Jacques Fame Ndongo, Hubert Mono Ndzana, Maurice Kamto etc.  

L'art royal et costumes étincelants grassfieds

La sphère culturelle des grassfields qui couvre les provinces de l'Ouest et du Nord-Ouest, est devenue célèbre, d'abord pour son Art "royal" qu'on découvre avec curiosité et ravissement dans les musées royaux de Foumban, Bafoussam, Bandjoun, Bafut, Bali, Bamoungoum, etc. Ici, les objets d'art, d'une localité à l'autre, d'une chefferie à l'autre (la chefferie constituant l'épicentre de toutes les expressions de cet art ) représentent ce qu'un critique averti appelle "une force morale" dans le Cameroun contemporain. Les bronzes tikars, peintures et bas-reliefs bamoun, trônes sculptés, animaux-totems, masques de danse et autres objets d'artisanat culturel bamiléké, banso, bali-nyonga, sans oublier les petites merveilles du Fon de babungo, une grande chefferie traditionnelle où le chef est lui-même artiste et artisan, tout cela traduit le dynamisme et l'essor culturel des Grassfieds.

Cette aire culturelle est ensuite célèbre pour ses costumes traditionnels aux couleurs chatoyantes et richement brodés, ses cérémonies rituelles et funéraires, ses danses traditionnelles (Ndanjé, Koungang, Juju, Mewoup, Mékembou, Lali etc.) et modernes (Manguembeu, Ben-Sikin, Tchamassi.)

Enfin cette sphère culturelle a été rendue célèbre par l'organisation de grandiose manifestations culturelles, de grands spectacles et festivals traditionnels de très bonne facture, à l'image de la fête de Ngouon à Foumban.

Culture du septentrion : sous le signe d'un double apport !

L'aire culturelle du Nord-cameroun ou septentrion, s'étend depuis les hauts plateaux de l'Adamaoua, jusqu'au lac Tchad, en passant par les plaines de la Bénoué et du Diamaré, sans oublier les Monts Mandara et les autres zones montagneuses de la dorsale camerounaise.

Cette sphère culturelle du septentrion, présente en effet, au moins deux caractéristiques fondamentales.

· Un fond culturel "autochtone". Par ce mot "autochtone", l'anthropologue allemand Léo Frobenus (cf. : "Peuples et Sociétés traditionnelles du Nord-Cameroun", Stuttgart 1987) parle et identifie ainsi les peuples habitant et occupant cette partie du pays, avant la révolution peuhl. C'est le cas notamment des Mboum de l'Adamaoua, à l'art musical très raffiné des Fali et Bata de la Bénoué, des Guiziga et d'autres populations "kirdi" (Païnnes", selon la dénomination de Peuhl ) dont certains éléments ou groupes se font l'écho de la célèbre civilisation Sao.

· Un fond culturel islamo-peuhl. La Révolution peuhl, lancée depuis Sokoto, dans les toutes premières années du 19 ème   par Shéhu Ousman dan Fodio, ayant abouti à la création de vastes et puissantes entités territoriales appelées "lamidas" (à Garoua, Maroua, Ngaoundéré, Tibati, Banyo etc.) sous la dynamique supervision du lettré Modibo Adama, a donné naissance à une nouvelle société musulmane dont les manifestations concrètes sont :

o l'art de vivre ;

o la tenue vestimentaire et l'organisation socio-culturelle ;

o l'expression artistique : artisanat culturel et musique "de cour", avec introduction d'instruments d'origine arabe, haoussa et sahélienne d'Afrique de l'Ouest tels que : algaïta, flûtes, trompettes géante ou  "gagahi", percussions sahélienne ("talking-drums ou kalangou" et moult autres tambours à membrane etc.)

Heureusement pour les populations du septentrion, l'élément culturel islamo-peuhl, dont la fantasia (animée par des cavaliers chevauchant à bride abattue, les jours de fête, sur des montures pur sang superbement harnachées) constitue l'une des manifestations les plus spectaculaires, n'a pas pu effacer l'élément "traditionnel" ou autochtone ", les spectacles, danses, festivals et manifestations rituelles Nyem-Nyem (dont le festival annuel de Galim-Tignère, est devenu un événement incontournable !) Mboum  Fali, Gbaya, Guidar, Massa, Toupouri, Matakam, Mousgoum, Moundang, etc., se célèbrent toujours avec le même éclat séculaire, tout en conservant leurs spécificités et leur originalité.

S'agissant de la spécificité de la province de l'Adamaoua, elle est selon des témoignages écrits et oraux concordants, considérée comme le point de convergence, de rencontre et de dispersion de nos grandes traditions culturelles bantou et soudano-sahéliennes.

Et quant à ce qui est de grandes cités et métropoles  du  "Grand - Nord, chacune d'elles organise un grand festival annuel, notamment pendant la saison touristique qui va de novembre à mai, constituant une occasion propice à un déploiement culturel et artistique à nul autre pareil, ponctué par mille et une attractions fortement colorées et diversifiées. C'est le cas notamment du "Festival du lamidat" de Ngaoundéré (FESLAM), de la "Grande Semaine culturelle" de Garoua, du festival de Maroua ; sans oublier les fêtes traditionnelles d'un certain nombre de sultanats et de chefferies de la région de Kousseri, de Mora et de Mokolo, etc...

Source: Portail du gouvernement camerounais

 

CamerounServices Homepage - index
Recherche
Plan du site
Espace Publicité
CamerounServices Homepage - index
Espace interactif
  UTILISATEUR  
 MOT DE PASSE 
  S'enregistrer  
Accès Email
Accès Intranet
Ecrire au WEBMASTER
Paroisse Saint Charles Lwanga
Entrer votre email pour recevoir des informations nos services, Annonces et actualité de la paroisse, St Charles Lwange, de nos partenaires, etc...
Notre Forum
Recevez et faites nous part des informations relatives à votre expérience avec nos produits, notre structure, etc...
Dernier Message:

If you are going for finest contents like...Lire la suite
Voir tous les messages
CamerounServices Homepage - index
Copyrights © 2008 CAMEROUN SERVICE Tous Droits Réservés !
Powered by Phoenix Informatique . Phone : +237 22.02.38.46